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Infos France: « Je peux m’asseoir à la table de l’extrême droite et leur dire « j’aime la France plus que vous » ! » #France

« Je peux m’asseoir à la table de l’extrême droite et leur dire « j’aime la France plus que vous » ! » diffusé par Le Point – Politique le

En fouillant internet nous avons repéré un post qui risque de vous intéresser. Son thème est « Actualité française ».

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Titre exacte donné par le journal était: « Je peux m’asseoir à la table de l’extrême droite et leur dire « j’aime la France plus que vous » ! »

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On commençait à trouver le temps long. Au Centre Prouvé de Nancy ce samedi 14 juin, avant que les socialistes ne s’étripent à propos de LFI, le 81e congrès des roses tournait à la mayonnaise indigeste, entre discours ronronnants et négociations picrocholines. Du genre à donner envie de prendre la poudre d’escampette.

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Si bien qu’au moment de notre rendez-vous, sur les coups de 14 h 30, on a insisté auprès d’Ayda Hadizadeh pour filer dans le centre historique de la ville. Une dizaine de minutes plus tard, nous voilà assis en terrasse place Stanislas, esplanade emblématique de Nancy héritée du XVIIIe siècle. Pas tellement pour déplaire à cette nouvelle figure socialiste qui, si elle a soutenu Boris Vallaud au congrès, n’est pas franchement passionnée par la cuisine interne et ses discussions boutiquières.

Tragédie iranienne

D’autant que depuis quelques jours, la quadragénaire a la tête ailleurs. La native de Téhéran, d’où elle a fui le régime des mollahs avec sa mère en 1982 à l’âge de quinze mois, suit avec inquiétude la guerre entre Iran et Israël. « On a basculé dans une autre dimension », constate-t-elle, rompant avec l’insouciance de la place Stanislas, où des mariés défilent au pied de l’hôtel de ville. « Je pense d’abord aux civils iraniens, israéliens et gazaouis. »

Pour celle qui a grandi imprégnée de la culture iranienne, nul doute : ce qu’a entrepris Israël « n’est pas la solution ». « Aller faire tomber un régime de l’extérieur par les bombes et la guerre, cela a toujours été un désastre humain et politique, on l’a vu avec l’Irak en 2003. » L’élue aux cheveux noirs ondulants cultive « de tout [son] cœur » l’espoir, presque héréditaire, que chute de l’intérieur ce « régime d’oligarques qui utilise le fondamentalisme religieux pour contrôler sa population. »

À LIRE AUSSI « Une grenade dégoupillée » : la question LFI revient percuter le PSForgée de l’énigmatique mélange d’idéalisme et de lucidité qui habite des générations d’exilés, la députée n’oublie pas non plus l’aveuglement de l’Occident lors de la révolution de 1979. « En Iran, Khomeini était au début soutenu par toutes les forces du pays, des communistes athées aux conservateurs, évidemment que cet attelage ne pouvait pas tenir ! s’indigne-t-elle. Une partie de la gauche occidentale, fascinée par la figure de l’homme fort, a été naïve. » Ne reste-t-il pas des traces de cette insoutenable légèreté dans la gauche contemporaine ? « Je ne crois pas qu’aujourd’hui, après quarante-six ans de régime islamique, il y ait quelqu’un à gauche pour les soutenir. Ceux qui sortent les drapeaux du régime dans les manifestations ne sont pas de gauche, ils sont antisémites. »

Retournée une fois en Iran en 2006, l’enfant de Téhéran décrit un peuple iranien foncièrement insoumis, que les mollahs n’ont jamais su mettre au pas. « Les Iraniens adorent manger et danser. Ce sont les deux piliers de leur culture. Alors l’interdiction de la musique des religieux, le régime pouvait s’asseoir dessus ! » Devant un verre d’eau gazeuse, la parlementaire digresse sur la pop iranienne des années 1990. La mélodie contre les tristes sires.

Identité française

On revient à la France. Là aussi, les yeux de l’élue s’illuminent. « Je pense que je comprends mieux la culture française que des Français dits « de souche » parce qu’à travers mon histoire personnelle je sais ce que je lui dois. Je sais ce qu’elle a de superbe. Pour moi, la France, ça a été surtout l’école de la République. On y apprend non pas quoi penser mais comment penser. C’est prodigieux ! » Et la socialiste de louer l’« esprit libertaire qui protège la France un peu plus que les autres du regain du religieux qui veut contrôler tous les aspects de notre vie et de nos pensées ».

Pas un hasard donc si, cet hiver, la parlementaire, élue pour la première fois à l’Assemblée à la faveur du NFP, plaidait en réunion de groupe pour que la gauche se saisisse du débat sur l’identité française. Hors de question pour elle d’en laisser le monopole à l’extrême droite et à son récit. « Je sais que je peux m’asseoir à la table de l’extrême droite et leur dire dans les yeux “j’aime la France plus que vous” ! ».

À LIRE AUSSI Immigration et identité nationale : la gauche à la recherche d’une troisième voieUne prise de position à l’image de ce qu’Ayda Hadizadeh croit nécessaire pour que les roses, bien moribondes, retrouvent le chemin du pouvoir : un « grand récit ». « On est très bons pour élaborer des catalogues de propositions, mais ça, dans les urnes, ça ne fait pas 2 %, s’exclame la socialiste, chandail blanc, pantalon noir et grandes boucles d’oreilles dorées. Personne ne lit les programmes. L’extrême droite comme Mélenchon performent car ils ont chacun un récit, c’est-à-dire une explication simple pour faire comprendre pourquoi ça va mal et comment ça pourrait aller bien. »

« Le récit de LFI oppose une partie d’une population à une autre »

Comprendre : au-delà de l’inventaire à la Prévert de mesures techno, la « vieille maison » doit proposer une vision globale et un minimum fédératrice de la société. Une forme de romantisme politique qui n’a, selon cette ex-cadre de l’Éducation nationale, rien de naïf. « Notre cerveau ne fonctionne pas comme le pensent les progressistes, analyse-t-elle, citant le linguiste américain George Lakoff. Seule 2 % de l’activité de notre cerveau est analytique, le reste est réflexif, c’est-à-dire que nous pensons avec des réflexes, des biais cognitifs. Et certains de ces réflexes sont imprimés dans nos neurones dès notre plus jeune âge. L’enjeu est de mobiliser les émotions, l’inconscient, tout en menant une bataille de longue haleine pour changer les réflexes cognitifs. » Et cette admiratrice de Victor Hugo d’ajouter : « En politique, un beau récit qui va inspirer, élever l’âme, sera toujours plus efficace que tous les pourcentages ! »

Soit. Que la politique est davantage une affaire de cœur (voire de tripes) que de tableaux Excel, on ne peut pas vraiment le contester. Mais ce n’est pas non plus une découverte. Et surtout ça ne nous dit pas par où les socialistes doivent débuter pour muscler leur doctrine ? Celle qui a pris sa carte au PS en 2007, séduite par Ségolène Royal et son « ordre juste », évoque le concept de « démarchandisation » porté par Boris Vallaud durant le congrès.

À LIRE AUSSI « On ne sait pas où on va » : après son congrès, le PS face à son flou doctrinalMais cette idée saluée par Jean-Luc Mélenchon lui-même singularise-t-elle tant que ça les socialistes ? « Le récit de LFI oppose une partie d’une population à une autre, réplique Ayda Hadizadeh dans la chaleur étouffante nancéenne. Quand vous dites que tout est de la faute des riches, c’est un discours qui oppose les uns aux autres. Les socialistes devraient plutôt marteler que même les riches ne sont pas plus heureux dans une société avec davantage de misère et quelques degrés de plus. »

Sur le plan économique, la parlementaire estime que son camp ne doit pas délaisser non plus la question des comptes publics. « Taxer les riches et les ultra-riches ne suffira pas, analyse l’élue. Il faut qu’on retrouve un peu plus d’efficience dans nos politiques publiques et qu’on aille faire des économies partout où c’est nécessaire. Si nous, à gauche, nous ne trouvons pas un récit pour parler de la dépense publique, nous laissons la droite expliquer que le problème, ce sont les dépenses pour aider les pauvres. »

Au volet budgétaire, la voisine de François Hollande dans l’hémicycle était favorable à la non-censure de cet hiver mais prévient qu’elle sera de ceux « qui pousseront » pour la censure à l’issue du conclave sur les retraites si François Bayrou « ne tient pas sa promesse » de soumettre un texte au Parlement.

« Génération enfermée sur ses écrans »


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Dans une Assemblée très fragmentée, Ayda Hadizadeh croit au « travail transpartisan ». Elle vient de déposer avec le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus une proposition de loi pour interdire les smartphones aux moins de quinze ans. « Nous sommes en train d’élever une génération enfermée sur ses écrans, dénonce la mère de deux enfants. Les smartphones sont les seuls objets sur le marché sans aucune restriction. Quand vous achetez une paille comme celle-ci – elle désigne la sienne plantée dans une tranche de citron au milieu de son verre d’eau gazeuse – il est mentionné sur l’emballage que son utilisation ne convient pas aux enfants de moins de 3 ans, mais pas sur un portable ! C’est une bombe à fragmentation ! »

À LIRE AUSSI Congrès du PS : Boris Vallaud, le candidat casque bleuSoudain, Ayda Hadizadeh regarde l’heure. Exclamations : la socialiste a manqué son intervention à la tribune du congrès, son téléphone déborde d’appels en absence. On fait en vitesse quelques photos au pied de la mairie de Nancy. « Je voulais aussi vous dire : notre récit ne peut pas être que l’union de la gauche pour l’union, ça ne convainc que ceux qui sont déjà d’accord. » Cette fois, elle doit filer, retourner aux partitions prosaïques des roses. Le temps qu’elle a laissé couler sent fort l’acte manqué. L’inconscient, on y revient toujours.


« Je peux m’asseoir à la table de l’extrême droite et leur dire « j’aime la France plus que vous » ! »

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